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juillet 24, 2026 1 lire la lecture
Le bouclier viking a un paradoxe au cœur : c'était l'équipement le plus indispensable du guerrier, et le plus jetable. Fin, léger, fait pour encaisser puis se briser, il protégeait en se sacrifiant.
Les boucliers ronds retrouvés — notamment les soixante-quatre exemplaires du navire de Gokstad, en Norvège — sont faits de planches minces de tilleul ou d'aulne, à peine renforcées, avec un umbo, la bosse de fer centrale, qui protège la main. Un tel bouclier n'arrête pas les coups : il les « mange », se fend, immobilise la lame ou la hache adverse le temps d'un instant décisif. On en usait plusieurs dans une même bataille.
Les boucliers de Gokstad étaient peints, alternés en noir et en jaune, et fixés le long du navire. La couleur n'était pas décorative au hasard : elle identifiait, ralliait, impressionnait. On touche là aux origines lointaines de ce que le Moyen Âge appellera l'héraldique.
La question agite l'archéologie. La tombe de Birka dite Bj 581, longtemps présentée comme celle d'un guerrier d'élite entouré de ses armes, s'est révélée en 2017, par l'analyse ADN, être celle d'une femme. Le débat reste ouvert sur son rôle exact — mais la guerrière nordique n'est plus seulement une affaire de sagas.
Nos boucliers vikings reprennent la forme ronde et l'umbo central. Pour le contexte guerrier, voyez notre article sur les guerriers vikings.
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